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Quand la nuit tombePhoto : Nicolas Franchot

Théâtre de Poche Abbayes Saint Brice
2, rue Georges Brassens
28000 CHARTRES
Réservations 02 37 33 02 10
theatre-en-pieces@wanadoo.fr



Une production Les Petits Ruisseaux, Collectif Daja et le Théâtre du Détour avec l’aide de la Maison des Métallos à Paris (accueil en résidence).Action financée par le Ministère de la Culture (aide au compagnonnage) et la Région Ile de France.La compagnie est subventionnée par la Ville de Chartres, le Conseil Général d’Eure-et-Loir et bénéficie du soutien de la DRAC Centre et de la Région Centre

Chantier de création

Quand la nuit tombe textes Daniel Keene

TEXTES DANIEL KEENE
TRADUCTRICE SEVERINE MAGOIS
MISE EN SCENE ANTOINE MARNEUR / BRUNO DE SAINT RIQUIER
COMEDIENS MOUSS ZOUHEYRI
EMMANUEL RAY
ANTOINE MARNEUR
SCENOGRAPHIE NICOLAS SIMONIN
LUMIERES NICOLAS SIMONIN / INGRID CHEVALIER
REGIE GENERALE BAPTISTE RILLIET
BANDE SON NICOLAS ROCHER
DIFFUSION LES PETITS RUISSEAUX

C’est dans une langue forte et ciselée, alternant récits intérieurs et paroles quotidiennes, que Daniel Keene en véritable orfèvre des pièces courtes, nous convie à un voyage au bout de l’humanité. Des voix y résonnent comme des cris de solitude, d’amour et d’espoir, pour nous révéler la cohérence de cette écriture musicale qui fait de chaque texte un poème pour la scène.

Un infini de douleur dans un dé à coudre

Qui sont les personnages de mes pièces ? Ce sont avant tout des gens dénués de privilèges, qui n’ont aucun « statut », qui n’ont aucun pouvoir. Je veux créer des personnages au sujet desquels le public peut présumer bien peu de choses […] Je veux que mes personnages hissent leur âme à la surface de leur peau. Je veux que leur vie intérieure naisse et soit portée dans chaque geste, dans chaque parole. […] Mes personnages ne sont ni des philosophes ni des artistes. Ils n’ont pas la parole facile. Ils essaient tous de porter de la lumière dans un panier, ils essaient tous de faire entrer un infini de douleur dans un dé à coudre.

Daniel Keene
Extrait d’un entretien avec S.Müh et C.bouvier
(juillet 2000, publié dans pièces courtes 2, éditions Théâtrales, Paris, 2007)

Lecture en résidence
Chartres. Jeudi au théâtre, la troupe de Détour (actuellement en résidence) proposait la lecture de deux pièces de l'Australien Daniel Keene. Des oeuvres courtes, denses et intenses, éprouvantes par moments. Dialogue entre des laissés-pour-compte de la société qui sont restés sur le bord du chemin tout en préservant leur part d'humanité.
Antoine Marneur et Mouss Zouheyri ont été remarquables de sobriété et de flammes intérieure en lisant ces pages palpitantes, quelque part entre Samuel Beckett et Tennessee Williams. Avant d'engager une vraie discussion avec le public.

L’Echo Républicain (Yves Bastide)

> Visualiser le dossier de création

En sortir texte Gérard Noiriel

TEXTES GERARD NOIRIEL
MISE EN SCENE & SCENOGRAPHIE ANTOINE MARNEUR
DIRECTRICE DE PRODUCTION MARTINE DERRIER
COMEDIEN MOUSS ZOUHEYRI
LUMIERES INGRID CHEVALIER
REGIE GENERALE BAPTISTE RILLIET
BANDE SON NICOLAS ROCHER

Un homme qui est sorti de la rue se prépare à rencontrer sa fille et se remémore son passé. Inspiré des techniques du « nouveau réalisme », "En sortir" livre une parole brute, puisée dans la langue quotidienne des sans abris. On découvre ainsi que la lutte contre la précarité passe aussi par l'écriture et la conquête du droit de parler publiquement à la première personne du singulier. Ce n’est pas l’histoire d’un individu, mais celle d’un groupe aux milles visages, hétérogène, instable et traversé de multiples contradictions. « L’histoire d’un homme qui se dit que ce n’est pas tout à fait lui mais ce n’est pas un autre non plus ».

Le théâtre est à mes yeux le moyen le plus adéquat pour aborder ce sujet. Le théâtre est en effet l’art de la représentation par excellence. C’est un moyen privilégié pour comprendre à la fois intellectuellement et émotionnellement les formes de domination sociale qui résultent des inégalités dans l’accès à la parole publique. Le recours à la fiction permet aussi de prendre du recul par rapport aux enjeux politiques et sociaux, ce qui est une condition pour alimenter une réflexion collective qui n’a pas pour but de plaindre des victimes, ni de dénoncer des coupables, mais de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons.

Gérard Noiriel
Extrait des notes d’intention de G.noiriel (mars 2010)